Tel-Aviv - Washington - Téhéran : après 4 jours de conflits
- Pablo Lechapelier

- 4 mars
- 12 min de lecture
Au 4ème jour des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a averti que des « frappes plus dures » étaient encore à venir. Tandis que les Pasdaran iraniens ripostent en fermant le détroit d’Ormuz et ciblant les complexes américains et alliés dans toute la région, les victimes et dégâts matériels augmentent dans les 10 pays dorénavant impliqués dans ce conflit.
Les frappes menées par l’administration américaine, qui semble maintenir un cap stratégique consistant à affaiblir la Chine en la privant de ressources pétrolières tout en poursuivant son désengagement du Moyen-Orient, et dont les premières opérations ont entraîné la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, n’ont pas reçu l’aval du Congrès américain. Parallèlement, Israël, que le Dôme de fer protège en grande partie des frappes aériennes mais non des contestations populaires, laisse apparaître de plus en plus clairement, avec Washington, une volonté de changement de régime en Iran.
Alors que la majorité des infrastructures pétrolières du Golfe sont menacées, touchées ou mise à l’arrêt par les frappes iraniennes, amorçant un crise pétrolière dont l’ampleur se dessine (+ 14% du cours en 4 jours - selon la Brent, il était à 72,48 $ le 27 février et à environ 83 $ le 3 mars), les frappes iraniennes sur Chypre ont produit des réactions variées au sein de l’Union Européenne, oscillant entre assistance militaire et révision de doctrine nucléaire (France), prudence et précautions (Royaume-Uni), refus de conformité à la politique américaine (Espagne), ou alignement sur celle-ci (Allemagne).
Contexte : des négociations aux frappes israélo-américaines
Depuis 1979, l’Iran est défini comme ennemi par les administration israéliennes et américaines successives, et finance des groupes hostiles aux deux pays comme le Hamas à Gaza, les Houthis au Yémen, le Hezbollah au Liban ou certaines milices en Irak. Alors qu’il est accusé de développer une arme nucléaire, l’Iran dément en assurant ne se concentre que sur des technologies civiles. Autre élément de contexte, Téhéran a violemment réprimé des manifestations qui s’opposaient au régime en place en tuant plus de 30.000 personnes.
La veille des premières frappes contre l’Iran (27.02) la voie diplomatique semblait encore ouverte, et des médiations américano-iraniennes étaient menées en Suisse sous médiation omanaises. Malgré des désaccords persistants concernant l’enrichissement de l’uranium et le programme balistique iranien, Téhéran réaffirmait sa flexibilité sur son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions. Deux jours plus tard, cette fenêtre de négociations se referme rapidement par “l’attaque préventive” israélienne contre l’Iran.
Alors que la CIA a affirmé dans son rapport au congrès du 02.03 que l’Iran ne représentait aucune menace imminente pour les États-Unis avant les frappes, le chef républicain Mike Johnson soutient ces opérations “préventives [...] nécessaires à la protection des intérêts américains après le lancement de l’assaut israélien contre l’Iran”. Une attaque qui sert à “paralyser la marine iranienne et à mettre fin aux ambitions nucléaires et balistiques de l’Iran” d’après le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth.
A l'interrogation de la communauté internationale et aux questions des médias, le Premier Ministre Benjamin Netanyahou assure à Fox news que les nouveaux bunkers souterrains iraniens seraient devenus « invulnérables d’ici quelques mois ».
Les tenants de la stratégie américaine
En réalité, l’offensive sur Téhéran est aussi une offensive sur la Chine, dont plus de 70% du pétrole est importé, notamment de sources illégales donc bradées. Si le Vénézuela en était un fournisseur important, l’Iran l’est tout autant. C’est alors non seulement pour affaiblir la concurrence chinoise croissante que D. Trump se dit prêt à aller jusqu’au bout, “Whatever time it takes”. Autre aspect des intérêts américains, une chute du régime affaiblirait, voir détruirait l’axe Pékin - Téhéran - Moscou, tout en facilitant le retrait américain dans la région.
L’opération israélo-américaine “Epic Fury” lancée le 28 février mobilise jusqu’à ce 03.02 les portes-avions USS Gerald R. Ford (et son groupe aéronaval) et USS Abraham Lincoln, respectivement au large des côtes israéliennes et dans le golfe d’Oman, et les 200 avion de l’IDF (Israel Defense Forces) détruisent des cibles stratégiques iraniennes dans ce que les observateurs décrivent comme leur “plus grande opération aérienne”.
En plus de cela, ce conflit dans lesquels s’engouffrent deux chefs d’Etats contestés par des affaires de corruptions et génocide (Netanyahou), et corruption et Affaire Esptein (Trump), mobilise la vieille mécanique du “Rally 'round the flag” qui veut qu’une population se rallie à son gouvernement en période de guerre.
En amont, le fils exilé de l’ancien Shah d’Iran, Reza Pahlavi, appelait le peuple iranien à continuer sa lutte contre la république d’Iran dans son discours du 28 février depuis Washington, aligné sur la politique américaine.
En Israël, 9 morts ont été confirmés dans une attaque de la Synagogue de Beit Shemesh, et 134 blessés sont à dénombrer selon les derniers bilans médicaux. Aucune infrastructure militaire n’a été déclarée touchée bien que des débris issus d’interceptions de missiles aient endommagé des infrastructures civiles en retombant (appartements, rues…)
Téhéran : pouvoir orphelin et sous le feu / frappé au sommet et au coeur
En Iran, la confirmation de la mort du Guide suprême Khamenei (01.03) a tout d’abord déstabilisé le régime, dorénavant dirigé par un conseil intérimaire prévu par la constitution (art. 111) composé de :
Masoud Pezechkian, président de la République ;
Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, chef du pouvoir judiciaire ;
L’ayatollah Ali Reza Arafi, membre du Conseil des gardiens
Décapité de sa tête, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a alors juré de se venger dans la « plus lourdes opérations offensives de l’histoire des forces armées de la République islamique contre les terres occupées (référence à Israël) et les bases des terroristes américains ».
Au bout de trois jours de conflit, les pertes iraniennes sont lourdes. 787 personnes ont été tuées, dont 165 enfants dans une frappe américano-israélienne touchant une école de filles dans le sud du pays. Le radiodiffuseur d’Etat est hors service, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO à été détruit, la Raffinerie d’Abadan (02.03) et le siège de l’assemblée des experts réunis à Qom en charge de nommer le nouveau guide suprême à été bombardée (03.03), et le plus important : l’usine d’enrichissement de combustible de Natanz est endommagée.
Cibler l’or noir, la stratégie de Téhéran
Dans ces opérations de représailles, Téhéran adopte une stratégie de déstabilisation tant stratégique qu’économique, à court comme à moyen terme : les Gardiens de la Révolution ciblent les infrastructures pétrolières du Golfe, les hubs logistiques, les navires marchands et aéroports (Dubaï, Koweït, Abu Dhabi) et bloquent le détroit d’Ormuz (01.03) par lequel transite 20% du pétrole brut vendu dans le monde.
Edward Fishman (chercheur au Council on Foreign Relations) prévoit alors un choc pour les cours mondiaux du pétrole. Avec un baril qui pourrait dépasser les 100 $, le Brent note déjà l'augmentation la plus importante depuis gilet 2024 (82,7 $). La guerre irano-israélienne des 12 jours (juin 2025) avait déjà provoqué la chute d’environ 94 % de l’exportation iranienne et fait augmenté le cours du pétrole de 22% au plus fort du conflit, liée à la fois à la destruction d’infrastructures et à la peur des transits de navires dans le Golfe.
Or, c’est entre le 28 février et le 03 mars 2026, à une bien plus grande échelle que les infrastructures pétrolières du Golfe ont été touchées.
Arabie Saoudite : complexe de Ras Tanura Refinery (ARAMCO)
Qatar : le complexe pétrolier Ras LAffan et la centrale de Gaz Mesaieed (1er producteur mondial de GNL)
Émirats Arabes Unis : Port de Fujairah, et 2 tankers ( “Hercules Star”, “Jebel Ali”)
Oman : Port commercial de Duqum et 3 tankers ( “MKD VYOM”, “Skylight”, “Athe Nova”)
Koweït : Raffinerie de Mina Al-Ahmadi Refinery
Israël : Champ Gazier off-shore “Leviathan “
Irak : Champ Gazier de Khorm Mor gas field ; champs pétroliers de “Tawke oilfield” et de “Peshkabir field”
Un baril à 100 $ pourrait accroître l’inflation de 0,7% à en croire Capital Economics. Si chaque 10$ de plus pourrait faire perdre 10 à 20 points de croissance en fonction des pays, et particulièrement à la Chine (84% du pétrole brut destiné à l’Asie passe par le détroit d’Ormuz en 2024).
Pour l’Union Européenne, qui importe 90% à 95% du pétrole et du gaz qu’elle consomme, seulement 12% de celui-ci traverse le Détroit d’Ormuz. Bien sur l’impact de la crise énergétique à venir se fera indéniablement sentir au sein des frontières européennes, bien que la BCE dispose d’une légère marge (Le taux d’inflation culmine en février 2026 à 1,9% ; objectif de la BCE de 2%).
Pour Washington, qui n’a importé en 2024 que 17% de l’énergie dont elle avait besoin et qui produit son propre pétrole, les prochaines fluctuations qui feront augmenter les prix à la pompe pourrait tout de même acter un retour de bâton politique contre l’administration Trump et ses initiatives belliqueuses.
L’arsenal iranien
La puissance militaire iranienne, opaque et stratifiée, repose sur des armées parallèles : l’Artesh (défense territoriale et guerre conventionnelle) et le CGRI (protection du régime, contrôle de l’espace aérien et arsenal de drones au cœur de la dissuasion face à Israël et aux États-Unis), ainsi que sur des services de renseignement et chaînes de commandement multiples, tous placés sous l’autorité directe du Guide suprême, commandant en chef. Cette architecture volontairement complexe découle de la structure politique du régime et vise à préserver l’intégrité territoriale, prévenir toute intervention étrangère et se prémunir contre les menaces internes, notamment les coups d’État.

Malgré l’assasinat du Guide Suprême et de 48 des dirigeants iraniens les plus importants (01.03), le régime n’est toujours pas tombé et adopte une stratégie de riposte asymétrique tout en assurant sa survie : essuyer les bombardements de haute intensité, disperser ses structures militaires, sa force de frappe et son commandement et accepter des sacrifices initiaux d’infrastructures afin de préserver une capacité de seconde frappe, plutôt que d’empêcher toutes les attaques sur son sol. En parallèle, saturer à son tour les systèmes de défenses aériens avec de larges salves de missiles coordonnés en s’appuyant notamment sur des milices dans la région sous son influence, dont le Hezbollah, qui à lancé lundi (01.03) une salve de missiles sur le Nord d’Israël.
Alors que la majorité de ses missiles sont interceptés, dont les débris provoquent parfois des incendies civils (Palm Jumeirah et Burj Al Arab à Dubaï), Téhéran est parvenu à percer les défenses israéliennes en mobilisant pour la première fois ses missiles Khorramshahr - 4 ; des missiles supersoniques longue porté capable d’atteindre Tel-Aviv en 12 minutes et dotés d’une tête explosive d’1,5 tonnes : une arme “d’ultime recours” qui indique l'essoufflement tactique du régime selon le Général français Jean-Paul Paloméros.
Débordement du conflit, 6 morts dans le Golfe
Au-delà des complexes pétroliers et gaziers, les pays du Golfe, qui avaient pourtant inlassablement œuvrés dans le sens des négociations irano-américaines, subissent finalement les répercussions d’un affrontement censé demeurer trilatéral.
Au Qatar, si la majorité des missiles et drones iraniens sont interceptés par le système américain Patriot PAC-3 et THAAD, et que la Qatar Emiri Air Force a est parvenu à abattre deux Sukhoi Su-24 iraniens, quelque exceptions sont parvenues à toucher la base aérienne d’Al-Udeid.
Au Koweït, alors que trois F-15 américains ont été ciblés par erreur par les forces koweïtiens, la base américaine de Ali Al-Salem a été endommagée (01.03), l’ambassade américaine touchée (02.03), des débris tombés sur la raffinerie de Mina al-Ahmadi près de Koweït-City, causant « des blessures légères à deux ouvriers». De plus, des vidéos vérifiées par Al Jazeera montrent une épaisse fumée s’élevant dans la ville d’al-Jahra, à 32 km à l’ouest de Koweït-City, après qu’un avion s’y soit écrasé. Plus tard dans la journée, l’ambassade américaine a été touchée par deux drones iraniens.
Côté Arabie Saoudite, la base aérienne Sultan a été endommagée par l’Iran (01.03) dont les missiles, interceptés par les défenses de Riyad, visaient également l’aéroport, suite à quoi deux drones sont parvenus à toucher l’ambassade américaine provoquant un incendie limité (03.02).
Aux Emirats Arabe Unis, la Base américaine d’Al Dhafra et la base navale française (“Camp de la Paix”) ont été lourdement frappées (02.03), tout comme deux data center (dont 1 d’Amazone), et le consulat américain de Dubaï (03.03), causant un incendie. Les aéroports de Dubaï et d’Abu Dhabi ont quant à eux été légèrement touchés.
Au Bahreïn, le port et la zone industrielle (“Mina Salman”) de la capitale ont été touchés (01.03), une dizaine de frappes ont été signalées sur la base aérienne de Sheikh Isa (02.03), et une partie de Manama a temporairement été plongée dans le noir (03.03).
A Oman, censé demeurer médiateur des conflits régionaux, l’attaque de la ville de Salalah (01.03) vient s’ajouter à celles du port de Duqum et des pétroliers précédemment citées.
En Irak, où la population chiite offre au régime iranien une grande influence, une tentative d’attaque de la zone verte où se trouve l’ambassade américain (bagdad) a été signalée dans la journée du 02.03. La base aérienne américaine de Balad, bien que intacte, subi des frappes aériennes régulières, et le siège du Kurdish freedom Party a été détruit (03.03)
Les Houthis quant à eux, menacent de frapper sur les positions israélo-américaines depuis le 02.03.
Un chaos exploité par l’IDF au Liban :
Bien que le Hezbollah opère sur une partie de son territoire, le bilan au Liban est lourd pour un pays qui ne participe officiellement à aucun conflit : 40 morts et 246 blessés depuis le 29.02 selon le ministère de la santé.
Pour la première fois depuis 2024, le Hezbollah bombarde Israël (région nord) pour venger la mort de Khamenei (01.03), malgré des frappes israéliennes quasi quotidiennes rappelle Reuters. En représailles, Tel Aviv émet plusieurs ordres d’évacuation « urgents » pour 59 zones au Liban, principalement dans le sud, avertissant les habitants de rester à au moins 1 000 mètres de leurs villages en raison des « activités du Hezbollah » avant de frapper la région et les montagnes Libanaise, et de bombarder les chaînes liées au Hezbollah (bâtiments d’Al Manar TV et de Dahiyeh), ainsi que l’ancien complexe de l’ambassade d’Iran à Beir Hassan (02.03).
Le mardi 03.03, alors que l’armée israélienne occupait déjà 5 positions dans le Sud-Liban depuis novembre 2024, le Ministre Israélien de la Défense Israel Katz a autorisé l’armée à prendre des positions supplémentaires au Liban après les tirs du Hezbollah. La FINUL à, ce même jour, observée des soldats israéliens franchir la frontière dans quatre zones, puis revenir au sud de la ligne de front. Le Lt-colonel israélien Nadav Shoshani insiste sur le caractère défensif de cette opération.
Les réponses européennes
Alors qu’un drone Shahed iranien a frappé la base de la Royal Air Force britannique d' Akrotiri à Chypre (membre de l'Union Européenne) le 02.03, les débats autour de la clause d’assistance mutuelle (article 42.7 du traité UE) occupent les canaux de communication européens.
En France, en réaction à cette actualité, le Président à annoncé “Pour être libre il faut être craint. Pour être craint il faut être puissant. Pour être puissant il faut être unis” dans son discours du 02.03 à Brest, où sont stationnés les quatre SNLE français (sous marin lanceurs d’engins). Par cette référence sous-entendue à la doctrine de dissuasion nucléaire avancée, le Président capte les radars médiatiques européens en annonçant des exercices liés à la dissuasion, la mise au point commune (France, Allemagne, Royaume-Uni) de missiles très longue portée, l'augmentation de têtes nucléaires. Pour la première fois, la France, seule détentrice européenne de l’arme nucléaire, fait évoluer sa doctrine en proposant de stationner des armes nucléaires à l'intérieur des frontières de l’UE. S’ajoute à ce discours l’envoie d’une frégate (Languedoc) et du porte-avion Charles de Gaulle en mer Méditerranée.
Au Royaume-Uni, le ministre de la défense britannique John Healey a autorisé l'utilisation de ses bases par Washington et déployé le chasseur de mines, le HMS Middleton basé au Bahreïn (03.03), et n'exclut pas d’envoyer son destroyer (HMS Duncan) au large de la méditerranée. Le premier ministre Keir Starmer refuse pour l’instant de rejoindre les frappes offensives contre l’Iran.
L'Espagne, elle, très critique sur le plan juridique et politique, a condamné les frappes américano-israéliennes en refusant d’y apporter un appui militaire depuis ses bases de Rota et Morón, ce malgré les menaces de Washington de couper tout lien commercial.
Quant à l’Allemagne, elle n'annonce pour l'instant aucun déploiement officiel et fait l’exception européenne en accédant à la requête du Premier Ministre israélien de stationner son avion gouvernemental (“Wing of Zionsur”) sur son sol pour des raisons de sécurité.
Qu’attendre des prochains jours ?
Aujourd’hui l’offensive Israélo-américain se transforme en un conflit régional où bases militaires, centres de commandements, voies d’approvisionnement, pipelines, usines de désalinisation, raffineries, sont devenues des cibles prioritaires à détruire ou protéger.
Militairement, l’Iran peut encore lancer des frappes significatives, mais ses infrastructures nucléaires et balistiques ont été lourdement endommagées, son économie affaiblie, et la perte de Khamenei fragilise le régime. Selon le Dr. Bakawan, ces attaques iraniennes représentent une erreur stratégique majeure des Pasdaran et un manque de pragmatisme, face à ces pays du Golfe, qui avaient déployé de grands moyens auparavant pour éviter une guerre ouverte, et qui n'avançait que très prudemment vers la normalisation (Accords d'Abraham, 2020), au lendemain de frappes israéliennes inédites visant le bureau politique du Hamas dans la banlieue de Doha (09.09.2025), une première sur le territoire qatari.
Au-delà du soutien militaire de la communauté européenne apporté à Chypre, c’est dorénavant d’une stratégie de défense commune mais aussi de projection dont il est question pour une Europe qui ne parvient pas encore à répondre et agir à l’unisson, bien que que les premiers renforts aériens européens arrivent dans le Golfe pour défendre leur positions.
Enfin, si les capacités israélo-américaines se démarquent par leur large supériorité tactique offensive comme défensive, c’est une pression politique et diplomatique qui pourrait questionner, ralentir ou interdit la poursuite des opérations stratégiques du couple Washington-Tel Aviv, déjà fragilisé par l'Affaire Epstein, les accusations de corruptions, et les critiques des démocrates américains vis-à-vis de leur doctrine interventioniste et de l’attaque d’une école dans le sud de l’Iran (165 victimes).



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